Magic Scotland - Ecosse sauvage et romantique

 

 

Robert Bruce

1274 - 1329

Issu de la famille des normands arrivés en Ecosse au XII siècle, Robert Bruce dit le Compétiteur, fut candidat malheureux au trône d’Ecosse en 1292, lorsque John Balliol abdiqua. Bruce, alors comte de Carrick se rallie un moment à l’insurrection de William Wallace mais l’abandonne assez vite. Sa carrière politique commence véritablement en 1306 lorsqu’il fait assassiner un autre prétendant à la couronne, John Comyn. La famille et les partisans de ce dernier le pourchassèrent et Robert dut s’enfuir, mais faisant preuve d’audace Robert se fit couronner roi la même année à Scone.

Mais le nouveau roi part avec un lourd handicap. Edouard Ier le considère comme un traître et un rebelle. L’armée de Bruce est faible et il est abandonné par la plupart des aristocrates. Au cours de l’été il est battu à plusieurs reprises, de nombreux membres de sa famille et partisans seront exécutés. Bruce doit fuir en Irlande, il ne reviendra qu’en 1307, peu après la mort d’Edouard. Bruce remporte alors des victoires toujours plus importantes et rallie de plus en plus de partisans. Il prend Edimbourg en 1313 et l’Eglise écossaise le reconnaît comme roi légitime. Au seuil de l’année 1314 l’Ecosse est presque entièrement libérée, les Anglais ne tiennent plus que Stirling.

Edouard II rassemble une armée qui rencontre l’armée écossaise près de Stirling, malgré leur infériorité et grâce au choix du terrain les Ecossais remportent la victoire; Edouard II s’enfuit mais de nombreux seigneurs anglais sont capturés et exécutés; le butin de l’armée de Bruce apporte d’inespérées ressources à l’Ecosse. Mais la bataille de Bannockburn, puisque c’est son nom, ne mit pas fin au conflit. En 1322 un raid anglais traverse profondément la frontière, de leur côté les Ecossais font de fréquentes intrusions dans le Nord.

En 1328, le traité de Northampton apporte enfin la paix et reconnaît Robert Bruce comme roi d’une Écosse indépendante; peu après, l’excommunication pontificale qui pesait encore sur lui est levée. Pour s’assurer de l’appui de l’aristocratie Robert Bruce distribue de nombreuses terres, ses successeurs regretteront ce geste qui affaiblira durablement la monarchie. Bruce renouvela également le pacte de la vieille alliance (Auld Alliance) avec la France car les deux nations avaient bel et bien un ennemi commun : les anglais. Robert meurt en 1329, après avoir mis en place le premier parlement écossais. Un poème, écrit vers 1375, de John Barbour, Bruce, célèbre le roi tout en respectant l’histoire, mais la légende s’emparera bien assez tôt du héros de l’indépendance nationale. 

 

Magic Scotland / 2009