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L'armée anglaise, mal commandée, se lança à l'assaut du pont et
fut massacrée par les Écossais. Wallace et Murray remportèrent là une victoire
extraordinaire.
Malheureusement, Murray, blessé pendant cette bataille,
s'éteignit peu après. Wallace assura seul le commandement des rebelles mais il
est incontestable qu'il avait perdu un partenaire irremplaçable.
En octobre, William Wallace
conduisit néanmoins ses hommes jusqu'au comté de Durham en Angleterre, puis
revint en Écosse en novembre pour attendre la fin de l'hiver et en profiter pour
reconstituer ses forces.
Wallace fut fait chevalier en mars 1298 à Tor Wood, peut-être par
Robert le Bruce, et nommé Gardien de l'Écosse.
Cette nomination d'un homme de
son rang à une position aussi influente indique clairement à quel point la
noblesse appréciait sa lutte contre l'ennemi anglais et chérissait la
liberté.Il semble que Wallace n'ait jamais abusé du pouvoir qu'on lui
avait confié mais qu'il ait en revanche fait tout son possible pour associer
noblesse et peuple à son combat. William Wallace n'a pas profité de ses nouveaux privilèges
et est demeuré fidèle à son engagement de libérer l'Écosse.
Édouard Ier et ses troupes se rendirent en Écosse en juillet
1298. Wallace avait décidé de déplacer les populations et les troupeaux afin que
les Anglais ne trouvent ni provisions ni informations sur leur
chemin.Il apprit par ailleurs à ses hommes à adopter une tactique de
défense particulière en formant un groupe compact hérissé de toutes parts de
lances, semblable en quelque sorte à un hérisson. Cette défense permettait de
lutter contre les chevaux robustes des soldats anglais.
Les lances ont fait
leurs preuves dans de nombreuses batailles. Ainsi armés, Wallace et ses
compagnons étaient prêts à affronter l'ennemi.
L'armée anglaise comptait malheureusement beaucoup plus d'hommes
que les troupes écossaises et les écrasa à Falkirk, malgré tous les efforts de
William Wallace. Lui-même faillit d'ailleurs y perdre la vie. Selon certains historiens,
Robert le Bruce vint à sa rescousse sur le champ de bataille, comme on le voit
dans le film, mais pour d'autres, le Bruce tentait au même moment d'arracher aux
Anglais le château d'Ayr dans le Ayrshire.
Après cette effroyable défaite, Wallace renonça à son titre de
Gardien de l'Écosse. L'on ne sait toutefois pas clairement s'il prit cette
décision de son plein gré ou non. Robert le Bruce et son cousin John Comyn, dit
le Rouge, furent désignés pour le remplacer. L'on ignore pratiquement tout des
activités de Wallace à partir de cette époque jusqu'au moment de son arrestation
et de son exécution en 1304.
Ainsi que le montre le film, William Wallace a probablement mené
quelques raids dans le Nord de l'Angleterre. En revanche, le film ne disait mot
de son éventuel départ pour le continent dans l'espoir de trouver un soutien
auprès des Français et du pape. Philippe IV envoya une lettre à Rome demandant à
ce que l'on prête secours à Wallace. D'après la date de cette missive, il se
serait rendu à Rome vers 1300.
Des raids se poursuivirent dans toute l'Angleterre jusqu'en 1303.
Bien que la plupart portaient la marque de Wallace, il est impossible d'établir
s'il y a réellement participé. Ces nouvelles provocations ne firent toutefois
qu'attiser la colère d'Édouard Ier, pour qui la capture de Wallace devint alors
une priorité. Ce dernier parvint à se cacher quelque temps grâce à la complicité
de la plupart de ses compatriotes qui le considéraient comme un héros.
Toutefois, la soumission de la noblesse écossaise à la couronne anglaise
s'accentuant de jour en jour, il devint évident que ses jours étaient désormais
comptés.
Si l'on ne connaît rien des conditions de l'arrestation de
William Wallace aux environs de Glasgow, hormis le fait qu'elle ait été menée par
l'Écossais John Mentieth (ou selon certains, par l'un de ses domestiques), l'on
sait en revanche qu'il fut conduit immédiatement à Londres, comme le montre le
film, où il arriva le 22 août. Traîné dans les rues de la ville le lendemain
matin, il ne reçut qu'insultes et quolibets d'une foule persuadée qu'il était un
brigand sans pitié qui avait massacré des Anglais innocents et qui méritait un
châtiment.
Conduit au palais de Westminster, on le força à rester debout et
à porter une couronne d'épines. Les magistrats, nommés par Édouard Ier, lurent
les charges qui pesaient contre lui. Curieusement, William Wallace était accusé du meurtre de
Hazelrig, le gouverneur de Lanark, quelque 8 ans auparavant. Venait ensuite
évidemment l'accusation de trahison. L'on prononça ensuite la sentence sans que
Wallace ait pu tenter de se défendre, les hors-la-loi n'ayant par définition pas
le droit de se référer à la loi.
La sentence fut immédiatement mise à exécution. William Wallace, jeté
dans un sac, fut traîné sur plusieurs kilomètres jusqu'à Smithfield. Puis, comme
on le voit dans le film, il fut pendu jusqu'à ce qu'il perde connaissance. On le
ligota ensuite sur une table, on lui arracha les membres, on lui appliqua un fer
rouge sur les entrailles et il fut même certainement émasculé. Son supplice prit
fin lorsqu'on lui trancha la tête. Les parties de son corps furent envoyées à
Newcastle-upon-Tyne, Berwick, Perth et Stirling et l'on planta sa tête sur un
piquet placé sur le pont de Londres en signe d'avertissement aux traîtres
éventuels.
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